LOADING

Type to search

Transport routier : les chauffeurs en grève

Business

Transport routier : les chauffeurs en grève

ActuCameroun 12 juin 2019
Share

12 Juin 2019

Les chauffeurs camions en cessation d’activités à l’Est depuis le 10 juin 2019 (c) Crepin Bissoli/Actucameroun.com

Depuis le 10 juin dernier, des centaines de camionneurs ont garé à Bertoua. Ils refusent circuler sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’djaména en raison des tracasseries routières dont ils sont victimes.

Au Carrefour Bonis, à l’entrée Ouest de la ville de Bertoua, tout comme à Mandjou a l’entrée Nord, c’est le même constat. Des camions gros porteurs sont stationnés depuis le 10 juin denier tandis que la circulation sur la voie publique est inhabituellement moins dense. Ce qui signifie que les chauffeurs des gros porteurs terrestres respectent le mot d’ordre de grève lancé depuis quelques jours sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’djamena. Principale motivation de ce mot d’ordre de grève observé: les tracasseries routières.

Les chauffeurs en cessation d’activités estiment être abandonnés à leur propre sort et sont dès lors devenus des proies faciles et inoffensives des éléments de la police, de la gendarmerie nationale, des douanes, des agents du ministère des transports et du ministères des eaux et forêts dans les différents postes de contrôle qui sont d’ailleurs de trop à leurs points de vue. Il se dit qu’on dénombre pas moins de 400 postes de contrôle routier entre les villes de Douala et N’gaoundéré. Tous ces postes de contrôle sur nos axes routiers sont des points d’arnaque, de corruption et de trafic d’influence.

Il y a quelques jours, le gouverneur de la région de l’Est de mandait aux préfets de son ressort de compétence, de réduire drastiquement les postes de contrôle sur les corridors Douala-Bangui et Douala- N’djaména. Mais jusqu’ici, rien n’a changé et les chauffeurs sont toujours aux abois malgré les assurances du Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun (GTTC).

Son président national, Ibrahima Yaya, dans une interview diffusée sur les antennes de Canal 2 annonçait des négociations en cours avec les autorités du pays pour la diminution des souffrances sur la route afin d’éviter le mouvement d’humeur des chauffeurs. Mais, les promesses faites par Ibrahima Yaya de régler la situations n’ont pas pu être tenues. “D’où la grève observée depuis lundi dernier”, apprend-on des sources dignes de foi.

Il faut souligner que la cessation d’activité des chauffeurs de la zone CEMAC n’est pas encore générale. Quelques camionneurs sont encore en activité. Mais la réaction des pouvoirs publics restent promptement attendues au regard de l’impact du à l’arrêt des activités de ce maillon important dans l’économie de la sous région Afrique Centrale.

Par Crepin Bissoli à Bertoua | Actucameroun.com

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *