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Crise anglophone : la Brigade anti-sardinards veut être associée au processus de dialogue entamé en Suisse

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Crise anglophone : la Brigade anti-sardinards veut être associée au processus de dialogue entamé en Suisse

ActuCameroun 11 juillet 2019
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11 Juil 2019

La branche helvétique de l’organisation hostile au régime en place au Cameroun dénonce une « démarche non inclusive qui laisse de côté les principales parties prenantes ainsi que les forces vives de la nation camerounaise ».

La section suisse de la Brigade anti-sardinards n’apprécie pas la façon dont la Confédération helvétique tente de résoudre les difficultés qui se posent au Cameroun. Dans un communiqué daté du 8 juillet 2019, son porte-parole Hilaire Zoyem s’étonne de voir que pour une question qui porte sur la nature future de l’Etat camerounais, « les véritables acteurs civils de la crise anglophone » en procès ne sont pas concernés.

« Nous dénonçons avec la plus grande vigueur cette démarche non inclusive qui laisse de côté les principales parties prenantes ainsi que les forces vives de la nation camerounaises dans la mesure où elle privilégie les individus au détriment des peuples concernés. Il nous semble illusoire d’entamer un dialogue sans l’implication de toutes les composantes du peuple camerounais dont certains sont actuellement détenus pour des motifs politiques à l’instar de M. Ayuk Tabe et ses camarades, Mancho Bibixy et Cie, Maurice Kamto et les membres de sa coalition politique, etc », conteste-t-il.

Le responsable de la Brigade anti-sardinards en Suisse estime qu’un dialogue ne peut avoir lieu sans qu’il n’y ait eu au préalable un cessez-le-feu, une désescalade armée de même qu’un mécanisme d’aide aux réfugiés de guerre.

A l’attention du médiateur suisse, Hilaire Zoyem rappelle que « l’organisation d’un dialogue en vue de résoudre la crise anglophone ne saurait se faire sans la participation des organisations de la diaspora camerounaise qui oeuvrent depuis longtemps pour un changement démocratique au Cameroun. Il en est ainsi de la BAS, du CCT, du CCD, du CODE, etc », dénombre-t-il. Il conclut son communiqué en enjoignant les autorités suisses impliquées dans la médiation en cours d’ « exiger des parties la tenue d’un dialogue inclusif faisant appel à l’ensemble des composantes de la nation camerounaise ».

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