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Les députés du SDF condamnent le silence du Parlement face à la crise anglophone

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Les députés du SDF condamnent le silence du Parlement face à la crise anglophone

ActuCameroun 11 juillet 2019
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11 Juil 2019

Des membres de l’Assemblée nationale camerounaise issus du SDF ont déclaré que seule la décision du Comité exécutif national du parti peut leur ordonner de se retirer du parlement en signe de protestation.

Ils ont fait cette déclaration le 9 juillet lors d’un discours devant le comité chargé de faire la lumière sur la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale qui vient de s’achever. Leur position pourrait bien être une réponse aux appels à leur retrait de l’Assemblée nationale jusqu’à ce que la crise anglophone soit résolue. Les sécessionnistes ont depuis appelé les législateurs du SDF à se retirer pour donner une plus grande visibilité à leurs revendications.

En fait, lorsque Ni John Fru Ndi, président national du SDF est sorti de leur garde il y a quelques jours, il avait reçu l’ordre d’ordonner aux députés et aux sénateurs du SDF de se retirer, ordre auquel il s’était si vivement opposé. Les membres du groupe parlementaire SDF à l’Assemblée nationale ont exprimé la nécessité d’un cessez-le-feu, d’une grâce et d’une amnistie générale comme mesures correctives pour mettre fin à la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays.

Lors de la conférence de presse présidée par le chef du SDF, sept points ont été soulevés dans leur volonté de mettre fin à l’agressivité dans les régions en crise. Ils ont invité les belligérants à accepter un cessez-le-feu, demandé au gouvernement de libérer toutes les personnes détenues en lien avec la crise et d’amnistie générale accordée aux camerounais de la diaspora, ainsi que le lancement de débats ouverts à l’Assemblée nationale sur la voie à suivre.

Les députés du SDF ont également demandé que les victimes de la guerre en cours soient indemnisées et qu’une commission pour la paix, la vérité et la réconciliation soit mise en place. Les législateurs ont déclaré que les élections ne devraient être organisées dans le pays que lorsque la situation socio-politique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest serait relâchée, et ont demandé que soient fixées des échéances pour l’exécution des résolutions de paix du parti SDF.

Le chef Paul Nji Tumasang s’est joint à l’honorable Fusi Naamukong pour dire à la presse que leur devoir est d’éduquer les Camerounais de base et également de servir de lanceur d’alerte. L’honorable Tumasang a déclaré avoir organisé une grève lors de l’adoption du projet de loi relatif à la nouvelle commission camerounaise des droits de l’homme car le changement de nom de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés n’améliorait pas les droits de l’homme du pays.

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