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Colombie: l’ex-président Uribe devant la Cour suprême

International

Colombie: l’ex-président Uribe devant la Cour suprême

AFP 9 octobre 2019
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Publié le
09.10.2019 à 08h50
par
AFP



L’influent ex-président colombien Alvaro Uribe, soupçonné d’avoir tenté de soudoyer des témoins contre un opposant politique, a été longuement interrogé mardi par la Cour suprême, qui doit désormais décider si elle juge l’ancien chef de l’Etat ou pas.

C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat colombien doit répondre devant la plus haute juridiction du pays.



L’interrogatoire de M. Uribe, 67 ans, à huis clos et sans enregistrement, a duré sept heures.

La décision de la Cour suprême pourrait prendre plusieurs jours. En cas de procès, l’ancien dirigeant encourt huit ans de prison. Il pourrait également être placé en détention provisoire.

« Comme ça fait mal d’être appelé à comparaître », a déclaré M. Uribe à sa sortie de l’audience. Il a déploré qu’on l’accuse « contre toute logique de manipuler des témoins ».

« Je n’ai jamais prononcé un mot ayant enfreint la loi », avait-il dit à des médias locaux avant sa comparution.

L’affaire remonte à 2012. L’ancien dirigeant de droite avait déposé une plainte contre le sénateur de gauche Ivan Cepeda pour un supposé complot basé sur de faux témoignages, selon lui.



Mais l’affaire s’est retournée contre le plaignant, la justice ouvrant une enquête pour corruption de témoins non pas contre Ivan Cepeda mais contre Alvaro Uribe.

L’ancien chef de l’Etat (2002-2010), actuel sénateur, leader du parti au pouvoir (Centro Democratico) et mentor du président actuel Ivan Duque, est arrivé mardi matin entouré d’un impressionnant service de sécurité. Il est par ailleurs visé par d’autres enquêtes pour de présumés délits pénaux.

M. Duque lui a apporté son soutien mardi en ayant cette formule: « Je résume Alvaro Uribe Velez à un mot: honorabilité ».

La fermeté d’Alvaro Uribe contre les guérillas d’extrême gauche est aussi applaudie que critiquée par les Colombiens.

Partisans et opposants étaient rassemblés devant le bâtiment depuis les premières heures du jour.



« Aucune pression, manifestation ou protestation publique n’influera sur les décisions que les magistrats sont obligés de prendre », a prévenu Alvaro Fernando Garcia, le président de la Cour Suprême.

Etant donné le poids politique de l’ex-président, cette audition prend une importance particulière en Colombie à quelques jours des élections locales du 27 octobre. Ce jour-là, les Colombiens doivent élire leurs maires et leurs gouverneurs.

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