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Des partisans de Kamto maintenus en prison

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Des partisans de Kamto maintenus en prison

ActuCameroun 9 octobre 2019
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Il y a 2 heures par Médias

Après l’arrêt des poursuites. Le pool des avocats en charge de leur defense révèle que 66 personnes restent détenues à la prison centrale de Yaoundé et environ 140 comparaissent libres devant des juridictions civiles de Yaoundé, Douala, et Nkongsamba.

L’euphorie de la libération de 102 cadres, militants et alliés du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) samedi dernier dont Maurice Kamto, n’a que peu masqué la situation de 66 autres personnes arrêtées dans le cadre des marches de janvier et juin, pour la plupart militants du Mrc, et jusqu’à hier soir toujours maintenues en détention à la prison centrale de Yaoundé et environ 140 qui comparaissent libres devant les tribunaux de Yaoundé, Douala, Nkongsamba et les cours d’appel du Centre et du Littoral malgré la décision du président de la République.

Paul Biya a en effet décidé vendredi dernier de « l’arrêt des poursuites judiciaires contre certains responsables et militants de partis politiques, notamment du Mrc, arrêtés et détenus pour les faits commis dans le cadre de la contestation des résultats de la dernière présidentielle. »

Pourquoi les 66 personnes toujours en détention à la prison centrale de Yaoundé et les 140 qui comparaissent libres devant les tribunaux de Yaoundé, Douala, Nkongsamba ainsi que devant les cours d’appel du Centre et du Littoral ne bénéficient-elles pas de la mesure d’arrêt des poursuites ?

Le Jour a contacté Maître Sylvain Souop avocat et coordonnateur du pool des avocats des militants et alliés du Mrc : » Cette mesure d’arrêt des poursuites risque de ne pas être effective devant les juridictions civiles. Une telle occurrence serait manifestement injuste dans la mesure où nos clients concernés sont poursuivis pour les mêmes faits que ceux qui étaient mis à la charge des 102 clients libérés. «

Mamadou Mota

Une vague est constituée des personnes qui comparaissent devant les juridictions civiles, le tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif, de Bonanjo, de Ndokoti et de Nkongsamba. Certains ont en effet fait appel de leur condamnation à Yaoundé et Douala, d’autres sont encore en jugement à Yaoundé, Douala et Nkongsamba. L’autre vagué est constituée de personnes condamnées par le tribunal de première instance de Yaoundé Ekounou pour la mutinerie à la prison centrale de Yaoundé le 22 juillet dernier.

Parmi celles-ci, Mamadou Mota, le vice-président du Mrc dont les images de tortures subies lors de son interpellation à la prison centrale de Kondengui au lendemain de la mutinerie ont ému. « Bien qu’ayant fait appel, ces prisonniers n’ont pas pu recouvrer la liberté et ce en violation des instructions du président de la République », regrette Me Sylvain Souop.

Et l’avocat argumente : » Les faits déférés devant le tribunal militaire de Yaoundé sont exactement les mêmes que ceux examinés devant les juges civils, malgré les qualifications différentes. L’expression « tribunaux militaires » ne peut être interprétée que comme un terme générique pour désigner les juridictions en prise avec les faits liés aux marches pacifiques du 26 janvier et des 1er et 8 juin 2019. L’appel est suspensif des décisions prises. L’arrêt des poursuites peut intervenir à tout stade de la procédure « , explique-t-il.

Le pool des avocats du Mrc espère donc qu’en application des prescriptions du chef de l’État et conformement à sa « volonté d’apaiser les tensions sociales », le ministre d’État chargé de la Justice demandera au ministère public de bien vouloir requérir l’arrêt des poursuites au bénéfice de leurs clients dans les juridictions concernées.

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Source : Le Jour n°3029

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