Marche pour la paix/Père Ludovic Lado: «La police m’a demandé si je marchais pour Maurice Kamto»

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Le prélat dénonce la violation quasi-systématique des libertés individuelles au Cameroun, mais se dit déterminé à poursuivre sa marche.

Le père Ludovic Lado a promis de relancer son pèlerinage, initié à partir de Douala et qui doit le conduire tour à tour à Yaoundé, Bamenda et Buea. Le prélat entend dénoncer l’inaction du clergé et du gouvernement face à la crise dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Pourtant, le prêtre jésuite a été interpellé par la police le 13 octobre 2020 à Edéa (Littoral), 24 heures seulement après avoir entamé son périple. En compagnie de trois personnes qui l’accompagnaient, il a été conduit dans un commissariat dans la ville de Boumnyebel (Centre) où il a été longuement interrogé, avant d’être remis en liberté.

«Ils nous ont demandés l’objet de notre présence dans la région. Je leur ai dit que j’étais en pèlerinage. Leur problème, ce n’était pas que j’occupais la voie publique, mais que je n’avais pas d’autorisation», a déclaré le prélat le 16 octobre sur les antennes d’Equinoxe Télévision.

«La police m’a demandé si je marchais pour Maurice Kamto. Je leur ai clairement expliqué que les évènements du 22 septembre sont intervenus bien après l’annonce de mon pèlerinage. Et donc, ça n’avait rien à y voir. Mais ils ont insisté pour savoir si ma démarche était politique, s’il y avait quelqu’un derrière moi, si c’était Maurice Kamto», a ajouté le père Lado.

Ramener dans la ville de Douala par la police, l’homme de Dieu se dit prêt à poursuivre sa marche. Il regrette cependant la violation quasi-systématique des libertés individuelles dans notre pays.

«On ne peut plus exprimer ses droits civiques et politiques, le droit de manifester par exemple. Parce que ça fait peur. Evidemment la fin de l’actuel Président approche, pour des raisons très objectives – l’âge et la longévité – et donc, la grande bataille, c’est comment faire pour conserver le pouvoir pour ceux qui sont en place, et pour l’arracher pour ceux qui sont en face. Donc, c’est très crispé sur le plan des libertés publiques», constate le prêtre.

Source : Cameroon-info.net

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