Insécurité frontalière : Les militaires camerounais pris au piège des rebelles centrafricains

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L’incident a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dernier à Yamba une localité frontalière de l’Adamaoua proche de la République Centrafricaine.

La mission commando envoyée par les autorités camérounaises pour sécuriser les populations dans ce petit village proche de la Rca est tombée dans une embuscade des rebelles centrafricains. Ces civils armés opposés au gouvernement de Faustin Archange Touadéra réélu président de la République centrafricaine à l’échéance du 27 décembre 2020, mènent des exactions à l’intérieur de la Rca de même qu’à la frontière des régions de l’Est et de l’Adamaoua qu’ils prennent pour basé.arrière de leurs actions.

Sans heurts les soldats camerounais ont été soumis à la supériorité numérique des rebellés éngagés dans une guerre sans convention. En immobilisant la troupe sous leur contrôle les rebelles centrafricains ont saisi d’importants équipements militaires destinés à la lutte contre le terrorisme aux frontières.

Toutefois les opérations de renseignement menées par les autorités camerounaises ont permis de voir clair dans cette affaire. À la suite des négociations entre Yaoundé et les rebelles un montant de 10 millions de FCFA aurait été versé aux assaillants par les autorités de Yaoundé en contrepartie de la libération des militaires camerounais. Mais un autre fait, tout aussi embarrassant que la capture des hommes en tenue reste la confiscation-du matériel militaire encore détenu entre les mains des pirates.

Néanmoins les dirigeants camerounais résolus de récupérer cet arsenal de guerre de grande valeur multiplient des contacts afin que son équipement lui soit remis. Le risque que ces appareils militaires soient maintenus dans le- camp adverse est énorme.

En effet les dégâts en vie humaine et matériel que pourraient causer les rebelles centrafricains avec l’estampille de l’armée camerounaise pourraient être imputés d’une manière ou d’une autre aux soldats camerounais. Les tractations sont d’ores et déjà mises en marche par la hiérarchie militaire et la diplomatie entre les deux pays voisins afin que le retour des armes et munitions soit effectif chez qui de droit.

Depuis le retour à la fin de l’année dernière de l’ancien chef d’État centrafricain François Bozizé sur son sol les violences se sont accrues dans le pays. Le rejet de sa candidature à la récente élection présidentielle a été mal perçu par cet ex général d’armée devenu un allié officiel des rebelles. Ces différentes sorties portent sur la non validation de la victoire de l’actuel chef d’État adoubé par les grandes puissances et les nations unies. Nul n’eut été la présence de l’armée russe en Rca la capitale Bangui serait entièrement livrée à la barbarie des rebelles.

Source : Actu Cameroun

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