Crise anglophone : Célestine Ketcha Courtes expulse les réfugiés anglophones

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La responsable à la tête du Ministère de l’urbanisme et de l’habitat ( Minduh) a ordonné le départ immédiat des victimes de la guerre dans le Noso installées dans les camps

Célestine Ketcha Courtes en charge du Minduh a ordonné mardi dernier la libération des < camps Sic par les réfugiés internes de la guerre dans les régions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest ayant trouvés asile dans les villes de Douala et de Yaoundé. Le prétexte évoqué par l’autorité aux commandes de l’urbanisme et de l’habitat fait référence au Championnat d’Afrique des Nations (Chan) qui va débuter samedi prochain.

En effet la Ministre défend le chasement de ces derniers en des termes moins humanisant vis- à- vis des personnes en proie à ta misère et à l’insécurité. « Nous avons convenu que les sans7abris libèrent sans délai pour l’image de notre beau pays et permettre que nos hôtes voient les grandes réalisations du Président Paul Biyà ».

De la déshumanisation des personnes vulnérables

L’acte du Minduh place au centre de sa décision la Question de l’humain voire du devoir régalien de l’Etat au sens de la protection des couches défavorisées. Plus grave le rôle à jouer par le gouvernement face aux populations victimes des violences en zone anglophone. Toutefois aucun encadrement ni un lieu de recasement des sans-abris n’ont été prévus par la ministre afin de soutenir ces âmes défavorisées à la quête d’un toit et de l’alimentation.

La mesure sans doute inhumaine de Célestine Ketcha Courtes privilégie un passage éclair des étrangers en destination du sol camerounais au détriment d’un des principes fondamentaux de I’ État liés à la protection de ses populations surtout en situation de détresse tel qu’il est du cas probant de ces réfugiés internes de la crise dans le Noso, en errance pour la plupart dans les villes de Douala, Yaoundé, Bafoussam et Nkongsamba.

Les victimes abandonnées à elles-mêmes

« Nous ne savons plus quoi faire ni même où aller. Nous sommes complètement perdus dans la décision du Ministre qui vient nous surprendre avec une telle mesure. Ce n’est pas juste. C’est méchant. Où allons-nous dormir ? ». La gorge nouée, le visage larmoyant, Augustine Nfor une victime trentenaire partie malgré elle de Kumba pour la capitale économique s’exprime de façon pathétique sur la position du Minduh.

Toussotant, remuant la tête, les bribes d’une existence dramatique s’aperçoivent sans coup férir dans sa tonalité de même qu’à travers son apparence explicites sur les conditions de vie exécrables de ce qu’endurent les réfugiés internes au quotidien dans leurs cités d’accueil. La volonté du Ministre qui semble de loin apporter une solution à ce problème conditionne davantage l’état piteux dans lequel sont engouffrées les victimes.

Il serait peu sévère d’indexer la mal gouvernance du Minduh dans la gestion précipitée des compatriotes en danger chez qui aucun secours n’est envisagé à la veille d’un évènement sportif moins important que l’avenir des populations en difficulté. Mais au pays de Paul Biya la prévention, l’anticipation, la vision à long terme de la gouvernance publique n’a de place que dans la démagogie.

Source : Actu Cameroun

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