Journée mondiale de la liberté de la presse : Selon le journaliste Haman Mana, au Cameroun on manipule la presse à travers le ‘‘patriotisme’’

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C’est dans un contexte particulier que le Cameroun, comme les autres pays, commémore ce 3 mai 2021, la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse.

«L’information comme bien public», c’est le thème choisi pour la commémoration ce lundi, de la 28ème Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. Au Cameroun, l’évènement intervient quelques jours après la publication par Reporters Sans Frontières (RSF), de son classement 2021 en matière de liberté de la presse.

Classé 135è sur 180, notre pays est considéré comme faisant partie des plus dangereux en Afrique dans le domaine de la pratique du journalisme, et ce, malgré le foisonnement des organes de presse (quelques 600 journaux, 200 radios, 30 télévisions, des dizaines de sites WEB).

«Le nombre pléthorique d’organes de presse souvent mis en avant par les autorités ne suffit pas à assurer un environnement favorable aux médias, et il n’est pas rare que les journalistes subissent détentions arbitraires et poursuites, notamment devant des tribunaux militaires ou des juridictions spéciales», déplore RSF, citant notamment les procès intentés au lanceur d’alerte Paul Chouta et à Amadou Vamoulké, l’ancien directeur général de la CRTV, la chaîne publique.

Manipulation

Dans son numéro paru ce matin, le quotidien Le Jour titre en grande Une: «‘‘Patriotisme’’: Comment on veut manipuler la presse». A travers les analyses de son directeur de publication, Haman Mana, et de Xavier Messe, ancien patron du quotidien Mutations, le journal fait remarquer qu’au Cameroun, les organes de presse qui font leur travail sont taxés d’antipatriotes; le modèle étant la presse pro gouvernementale, laudatrice de ses actions.

Il n’est pas en effet rare que certaines autorités citent nommément Le Jour, Le Messager ou la chaîne privée Equinoxe comme faisant partie des médias qui travaillent à «déstabiliser» le Cameroun. La faute de nos confrères étant de défendre une ligne éditoriale contraire aux pratiques du régime en place.

La situation est tellement préoccupante qu’un Collectif des Communicateurs Républicains et Patriotes (CCRP) a vu le jour. Récemment, ce groupe s’est opposé à une initiative de patrons de presse de marche pacifique pour réclamer de meilleures conditions d’exercice du journalisme au Cameroun.

Source : Cameroon-info.net

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