Adamaoua : A cause du Covid-19, les prières nocturnes dans les mosquées sont interdites

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Selon le gouverneur de la région de l’Adamaoua, ces prières sont refusées au regard de la difficulté à maîtriser les regroupements massifs de personnes dans les mosquées au cours de la dernière décade du mois de ramadan. 

Le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar, vient d’interdire les « tarawih ». C’est-à-dire ces prières nocturnes qui se tiennent généralement dans les mosquées pendant le mois du jeûne du ramadan.

Les « tarawih » sont proscrites « au regard de la difficulté manifeste à maîtriser les regroupements massifs de personnes dans les mosquées au cours de la dernière décade du mois de ramadan », explique l’autorité administrative. Ses propos sont contenus dans une lettre-circulaire du 30 avril adressée aux préfets, aux ministres de culte musulman et aux lamibés de la région.

Cette période, selon le gouverneur « suscite un engouement considérable et une effervescence pour les prières nocturnes et les retraites spirituelles habituelles pouvant entrainer une flambée de la contamination communautaire de la pandémie du Covid-19 ».

Le ramadan a commencé le 13 avril au Cameroun. Il s’achèvera par l’Aïd el-Fitr, la « fête de la rupture du jeûne », le 12 ou le 13 mai prochain en fonction de l’observation de la lune, indique la Commission nationale du croissant lunaire (CNCL) dans un communiqué.

La tradition musulmane

Les 10 derniers jours sont les plus importants selon la tradition musulmane : « C’est dans cette période que se situe la nuit la plus importante de l’année, à savoir la nuit du mérite (encore appelée nuit du destin, Ndlr) dont la grâce équivaut à 1000 mois. Cette nuit se trouve parmi les nuits impaires des dix dernières nuits du ramadan. C’est pour cette raison que les musulmans multiplient les prières nocturnes », explique le Pr imam Souley Mane, porte-parole de la CNCL.

« Au cours de cette période, certains musulmans font la retraite spirituelle dans les mosquées pour se consacrer exclusivement à l’adoration de Dieu. Et c’est aussi au cours de ces dix derniers jours qu’intervient la fête de fin de ramadan », renchérit-il. Cette période draine habituellement grand-monde dans les mosquées, alors que les pouvoirs publics appellent depuis le début de la pandémie à limiter les rassemblements.

Source : Actu Cameroun

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