Journée mondiale de la liberté de la presse : Des professionnels de médias et des universitaires débattent sur les journalistes et politiques

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

Ils se sont rencontrés le 3 mai à l’Ecole supérieure des Sciences et techniques de l’information et de la Communication à Yaoundé.

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai dernier, certains professionnels des médias et certains universitaires se sont réunis à l’Ecole supérieure des Sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC) à Yaoundé pour discuter de ce que le quotidien d’Etat Cameroon Tribune en kiosque ce 4 mai 2021 qualifie de «liaisons fatales» entre journalistes et politiques.

Le thème du débat était «Journalistes et politiques: Quel commerce pour quels enjeux aujourd’hui au Cameroun ? ». Il était question pour ces universitaires et Hommes de médias qui se sont prêtés à ce jeu, de faire l’état des lieux de la pratique du journalisme au Cameroun. Ainsi, on a constaté la présence du directeur de l’ESSTIC, le Pr. Laurent Charles Boyomo Assala, Alain Belibi, Haman Mana, Tehwui Lambiv, le Pr. Armand Leka Essomba, le Pr. Thomas Atenga et le Pr. Charly Gabriel Mbock, entre autres.

D’entrée de jeu, le Pr. Laurent Charles Boyomo Assala a indiqué «qu’il faudrait examiner le travail collectif des journalistes et des Hommes politiques qui aujourd’hui a créé un climat favorable au déclin du bien public qui est l’information et à la soumission aux valeurs économiques auxquelles renvoie la notion de commerce», peut-on lire.

Alain Belibi, professionnel de l’information, a quant à lui, fait savoir qu’il était quasiment impossible pour les journalistes d’éviter la politique et les politiques. «La politique se trouve quotidiennement dans l’exercice de notre métier. On trouve la politique dans les communiqués, dans les instructions de la hiérarchie qui est prompte à jouer les saintes nitouches lorsque les choses se gâtent», a-t-il indiqué dans les colonnes du journal.

Pour Tehwui Lambiv, professionnel de médias, «le journaliste qui cherche l’argent ne s’intéresse pas à la liberté de la presse. Et ce dernier peut même aller jusqu’à tuer pour l’argent. Les titres à la Une sont parlants à eux seuls. Injures, dénonciations calomnieuses, dénigrement, culte de la personnalité, entre autres. On y voit un peu de tout. Surtout des opinions et moins de faits», argumente-t-il.

Enfin, Haman Mana, directeur de publication du quotidien «Le Jour», soutient que: «le travail du journaliste se résume en quelques activités: raconter, révéler, donner la parole et persuader. Pour mener à bien son métier, il doit instaurer une distance permanente avec le politique. Car, ce dernier veut utiliser absolument la voix du journaliste pour ‘’blanchir son discours’’. S’il vous reste une dernière chose à faire, c’est de garder le cynisme du journaliste», note le reporter.

Source : Cameroon-info.net

Dans la même catégorie

Derniers article

Les plus lus